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DISCOURS DE MONSIEUR LE MINISTRE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT ET DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE* *À L’OCCASION DE LA 81ÈME ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES* *New York, Septembre 2026* *M. Mohamed Lamine Sy SAVANÉ*

DISCOURS DE MONSIEUR LE MINISTRE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT ET DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE*
*À L’OCCASION DE LA 81ÈME ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES*
*New York, Septembre 2026*

M. Mohamed Lamine Sy SAVANÉ*

Excellences,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement,
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
Distingués Délégués,
Chers Partenaires,

« Gouverner, c’est refuser que la pauvreté condamne les uns à subir les périls dont les autres ont les moyens de se protéger. Face au dérèglement climatique, cette exigence engage notre conception même de la dignité humaine. »

La résilience urbaine engage une question fondamentale de gouvernance : comment conduire la transformation économique de nos pays sans accroître leur vulnérabilité climatique et les inégalités territoriales ?

Pour la République de Guinée, l’adaptation doit être intégrée aux choix qui déterminent l’organisation de nos territoires, l’affectation des investissements et l’accès au logement. Elle conditionne la sécurité humaine, la continuité des services essentiels et la soutenabilité des finances publiques.

L’enjeu stratégique est double : réduire la vulnérabilité des quartiers existants et prévenir sa reproduction dans les nouveaux espaces d’urbanisation. Les décisions foncières et les infrastructures réalisées aujourd’hui détermineront notre exposition au risque pour plusieurs générations.

Cette exigence concerne directement les transformations territoriales associées au Programme Simandou 2040, conformément à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Notre ambition est d’articuler les investissements avec une planification urbaine préventive, afin que la création de richesse s’accompagne d’un développement territorial inclusif et résilient.

Excellences,

Je salue le leadership du Kenya dans le programme BCRUP. La République de Guinée a confirmé son engagement par sa lettre de non-objection au projet régional de préparation destiné au Fonds vert pour le climat. Nous devons désormais inscrire cette coopération dans une approche programmatique, alignée sur les priorités nationales et portée conjointement par les États et les collectivités territoriales.

Cela suppose une chaîne cohérente allant de la connaissance des risques à la préparation des investissements, puis à leur financement et à leur maintenance. L’ingénierie de projet, le transfert de technologies et le renforcement des capacités locales doivent être financés comme des composantes à part entière de l’adaptation.

L’architecture financière doit également reconnaître la valeur économique de la prévention. Les pertes évitées, la protection des moyens de subsistance et la continuité des services constituent des bénéfices collectifs qui justifient la mobilisation de subventions et de ressources concessionnelles. Les garanties et les financements mixtes doivent mobiliser l’investissement privé tout en préservant l’accessibilité des services aux ménages modestes.

Nous proposons que le BCRUP organise cette convergence autour de portefeuilles nationaux d’investissement, assortis d’un calendrier de financement, de responsabilités institutionnelles précises et d’indicateurs communs de réduction de la vulnérabilité. La portée de notre coopération se mesurera à sa capacité à transformer durablement les conditions de vie des populations.

Faire de la résilience un principe d’aménagement, une discipline d’investissement et une obligation de résultat, telle est l’ambition que la République de Guinée souhaite porter avec ses partenaires.

*Je vous remercie.*

 

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