ONU : LULA À TRUMP « LE MONDE N’EST PAS LA PROPRIÉTÉ DES ÉTATS-UNIS ! »
La scène internationale a une nouvelle fois été marquée par un vif affrontement diplomatique à la tribune des Nations unies. Lors des débats de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU, les prises de position de Donald Trump et de Luiz Inácio Lula da Silva ont illustré deux visions différentes des relations internationales et de l’ordre mondial.
Dans son intervention, Donald Trump a mis en avant la puissance des États-Unis, notamment leur capacité militaire, qu’il a présentée comme « sans égale ». Le président américain a également évoqué la politique de Washington à l’égard du Venezuela et le dossier Nicolás Maduro, ainsi que les intérêts économiques et pétroliers américains dans ce pays.
Face à cette démonstration de puissance, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a privilégié un autre registre : celui de la souveraineté des États et du respect du droit international.
Le dirigeant brésilien conteste le principe selon lequel une grande puissance pourrait intervenir dans les affaires intérieures d’un autre État, décider du sort de ses dirigeants et participer ensuite à la définition de son avenir politique. Pour Lula, la souveraineté nationale et les mécanismes de justice doivent demeurer au cœur des relations internationales.
Dans cette logique, la question du sort de Nicolás Maduro soulève, selon lui, un débat plus large sur la compétence des juridictions nationales et internationales. Le président brésilien défend l’idée que les dirigeants doivent, lorsque cela est juridiquement possible, répondre de leurs actes devant les institutions judiciaires compétentes de leur propre pays.
Lula a également fait référence à plusieurs précédents de la politique internationale, notamment aux controverses liées aux armes de destruction massive invoquées avant l’intervention militaire en Irak, ainsi qu’au dossier nucléaire iranien. Ces épisodes continuent d’alimenter les débats sur les conséquences des interventions militaires et sur la crédibilité des arguments avancés par les grandes puissances pour justifier certaines de leurs actions.
Derrière les échanges entre Washington et Brasilia se dessine ainsi une interrogation plus profonde : le droit international s’applique-t-il de la même manière à tous les États, ou le poids politique, économique et militaire des grandes puissances continue-t-il d’influencer les règles du jeu international ?
D’un côté, Donald Trump met en avant la puissance et les intérêts stratégiques des États-Unis. De l’autre, Lula da Silva insiste sur la souveraineté nationale, le multilatéralisme et le respect des principes du droit international.
Au-delà de la confrontation entre deux dirigeants, c’est donc deux conceptions de l’ordre mondial qui se trouvent mises en lumière à la tribune des Nations unies.
Trump parle puissance. Lula parle souveraineté. Et l’ONU est au centre du débat.
