Kamsar : une lettre ouverte dénonce la gestion de l’hôpital ANAIM et appelle à une enquête
Kamsar, 26 juin 2026 – Une lettre ouverte adressée au Procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) met en cause la gestion de l’hôpital ANAIM de Kamsar. Le document, largement relayé sur les réseaux sociaux, appelle les autorités compétentes à ouvrir une enquête sur l’administration de cet établissement de santé.
Les auteurs de la lettre dénoncent ce qu’ils qualifient de « gestion catastrophique », évoquant une crise interne persistante marquée par des mouvements de grève, un climat social dégradé et une démotivation du personnel. Selon eux, ces difficultés auraient des répercussions directes sur la qualité des soins dispensés aux patients.
Le document fait également état d’un manque de matériels et d’équipements médicaux jugés indispensables au bon fonctionnement de l’hôpital. Les signataires estiment que les priorités de l’administration seraient davantage orientées vers l’embellissement des infrastructures que vers l’amélioration des conditions de travail et des prestations sanitaires.
La lettre formule aussi des accusations de recrutements discriminatoires, qui seraient, selon ses auteurs, fondés sur des critères autres que les compétences et le mérite. Ces pratiques contribueraient, d’après eux, à la dégradation des performances de l’établissement.
Les critiques visent nommément Mandiaye Kaba, Administrateur général de l’hôpital ANAIM de Kamsar. Les auteurs de la lettre s’interrogent notamment sur son mode de gestion et sur plusieurs aspects de ses activités, tout en appelant les autorités à faire toute la lumière sur ces interrogations.
À travers cette correspondance, les signataires demandent notamment le remplacement de l’équipe dirigeante, la restauration d’un climat social apaisé, la mise à disposition d’équipements médicaux, la fin des recrutements qu’ils jugent discriminatoires, ainsi que l’instauration d’une gouvernance plus transparente et fondée sur le mérite.
À ce stade, les accusations contenues dans cette lettre ouverte n’ont pas été établies par une décision de justice. Les responsables de l’hôpital ANAIM, l’ANAIM ou les autorités concernées n’avaient pas encore réagi publiquement au moment de la publication de ces allégations.
Cette affaire pourrait susciter une réaction des autorités compétentes si les demandes d’enquête formulées dans cette lettre venaient à être prises en considération.