Accord Guinée–GAC : quand l’amateurisme de Djiba Diakité et Bouna Sylla coûte des centaines de millions à l’État
Le communiqué annonçant un accord entre la République de Guinée, Guinea Alumina Corporation (GAC) et Emirates Global Aluminium (EGA) ressemble davantage à l’officialisation silencieuse d’un immense recul financier pour l’État guinéen.
Selon plusieurs sources concordantes, la Guinée devrait verser près de 300 millions de dollars à GAC dans le cadre de ce règlement amiable négocié sous la conduite du Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris.
MERCURIA, trader d’aluminium métal, s’engage au nom du CNRD avec une lettre de garantie bancaire à verser 300 millions de dollars US à Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA), d’ici au 31 décembre 2026.
Le débat sur la gestion de certains dossiers stratégiques du secteur minier par des cadres accusés d’avoir privilégié l’improvisation à la maîtrise juridique et économique.
À l’époque, certains responsables avaient multiplié les démonstrations de fermeté en retirant brutalement la licence d’exploitation de GAC, comme si un simple rapport de force politique suffisait face à des multinationales protégées par des conventions minières, des clauses contractuelles et des mécanismes internationaux d’arbitrage.
Dans les cercles du pouvoir, certains se bombaient le torse, persuadés d’avoir infligé une démonstration d’autorité à la compagnie. Mais derrière les discours musclés et les annonces spectaculaires, peu semblaient mesurer les conséquences juridiques et financières d’une telle décision.
Car dans l’industrie minière, les sociétés ne fonctionnent pas au rythme des communiqués politiques. Elles sont protégées par des accords, des garanties d’investissement et des règles internationales extrêmement solides.
Au lieu d’engager des négociations techniques, de procéder à des avenants ou d’imposer à GAC des compensations profitables à l’État, la gestion du dossier a conduit aujourd’hui la Guinée à devoir décaisser des centaines de millions de dollars.
Le paradoxe est brutal :le directeur de cabinet à la présidence Djiba Diakite et le ministre des mines Bouna Sylla qui prétendaient défendre les intérêts du pays ont finalement conduit l’État à perdre énormément d’argent.
Dans un pays où les ressources minières sont censées être un levier de développement, chaque erreur stratégique coûte des écoles, des hôpitaux, des routes et des emplois.
Et pendant que certains célébraient une prétendue victoire politique, la réalité des contrats et du droit minier international préparait déjà une lourde facture pour le contribuable guinéen.
Latif .