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Kindia : des magistrats et greffiers en formation pour mieux gérer le contentieux électoral du 31 mai 2026.

 

Kindia : des magistrats et greffiers en formation pour mieux gérer le contentieux électoral du 31 mai 2026.

Dans le cadre des préparatifs des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la Cour suprême, avec l’appui de la Direction Générale des Élections (DGE), a organisé une session de formation dédiée au renforcement des capacités des magistrats et greffiers des juridictions inférieures. Cette rencontre s’est tenue ce lundi 13 avril 2026 dans un complexe hôtelier de la préfecture de Kindia.

Cette initiative vise à garantir la transparence, la crédibilité et la régularité du processus électoral, à travers une gestion efficace du contentieux électoral. L’objectif principal est de renforcer les compétences des magistrats et greffiers en la matière. La cérémonie a connu la présence du Premier président de la Cour suprême, de la Directrice générale des élections, du chef de cabinet du ministère de la Justice, ainsi que des autorités locales de la préfecture de Kindia. Des magistrats et greffiers venus de différentes préfectures du pays ont également pris part à cette formation.

Prenant la parole, la Directrice générale des élections, Madame Camara Djenab Touré, a souligné que ces élections constituent une étape majeure pour la Guinée. Selon elle, elles marquent le retour à l’ordre constitutionnel et représentent une première dans l’histoire du pays, avec l’organisation simultanée des élections législatives et communales depuis l’indépendance et l’avènement du multipartisme.

Elle a également précisé que ces scrutins interviennent dans un contexte nouveau, caractérisé par l’adoption d’une nouvelle Constitution, l’élection d’un président et l’actualisation du code électoral.

<< Votre rôle est essentiel, voire crucial, pour la réussite de ce processus. Vous interviendrez dans la gestion des contentieux liés aux listes électorales et aux candidatures, ainsi que dans la centralisation et la proclamation des résultats provisoires. Ces missions exigent compétence, intégrité et résilience face aux pressions >>, a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que ces élections représentent une étape déterminante dans la consolidation de la démocratie et de la gouvernance participative, tout en appelant à l’engagement de tous les acteurs pour préserver la dynamique de paix observée lors des récents scrutins.

Durant trois jours, les participants seront outillés sur plusieurs thématiques, notamment les techniques de gestion du contentieux électoral lié aux élections législatives et communales. Représentant le ministre de la Justice, le chef de cabinet a insisté sur le rôle central des magistrats dans la crédibilité du processus électoral. Selon lui, une justice lente ou perçue comme partiale fragilise la confiance des citoyens, tandis qu’une justice réactive, rigoureuse et transparente renforce la paix sociale.

<< La justice électorale est au cœur du dispositif démocratique. Elle doit inspirer confiance par sa compétence, sa crédibilité et son impartialité. Les magistrats sont les garants de cette exigence >>, a affirmé Me Billy 1 Keita.

Présidant cette session, le Premier président de la Cour supême a, dans son discours d’ouverture, rappelé que le contentieux électoral se distingue par ses délais courts et ses enjeux sensibles. Il a mis en avant le rôle essentiel des magistrats et greffiers dans la préservation de la paix sociale et la garantie de l’expression sincère de la volonté populaire.

<< Ces ateliers visent à vous doter des outils juridiques et pratiques nécessaires pour traiter avec rigueur, célérité et impartialité les litiges électoraux >>, a-t-il indiqué.

Prenant enfin la parole, le Premier président de la Cour suprême a insisté sur la nécessité d’une justice accessible, impartiale et efficace. Il a également rappelé le rôle central des greffiers dans le bon fonctionnement de la chaîne judiciaire.

<<À l’approche des élections, les attentes des citoyens sont fortes. Votre professionnalisme aura un impact direct sur la confiance accordée à l’institution judiciaire. La formation continue est une nécessité >>,a-t-il conclu.

Par mohamed camara pour lerenifleur224.com

 

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