Le ministre estime que la modernisation des outils de gestion permet désormais à l’État de mieux planifier ses besoins en personnel. Autre nouveauté annoncée : les concours seront organisés dans les régions pour plusieurs catégories de postes.
Dans l’enseignement notamment, les candidats postuleront directement pour des postes correspondant à des établissements précis. Les candidats admis seront ensuite affectés directement aux postes pour lesquels ils ont été recrutés.
« Si tu es admis, tu es donc affecté d’office. L’arrêté d’engagement et même l’arrêté de titularisation fera office en même temps d’acte d’affectation au poste. »
Cette mesure vise notamment à éviter les changements d’affectation après recrutement et à renforcer les effectifs des services publics à l’intérieur du pays. Le processus de recrutement sera entièrement digitalisé, de l’inscription à l’organisation des épreuves et à la publication des résultats.
Le gouvernement veut également renforcer la lutte contre les escroqueries liées aux concours. Le ministère prévoit de saisir la Justice et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information afin de traquer les tentatives de fraude.
« Nous voulons bannir cela. Déjà, le processus ne le permettra pas, mais nous avons développé des outils pour lutter contre toute tentative de fraude. »

À travers cette nouvelle campagne, le gouvernement entend faire du mérite, de l’égalité des chances, de la territorialisation et de la digitalisation les principaux fondements du recrutement dans la Fonction publique.
Par Bountou Sylla, pour Lerenifleur224.c