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Boké- : Protection des droits des femmes: Les acteurs planchent sur les mécanismes de lutte contre les VBG

Boké-Protection des droits des femmes: Les acteurs planchent sur les mécanismes de lutte contre les VBG
Les Violences Basées sur le Genre (VBG) constituent un problème majeur de santé publique, de protection et de respect des droits humains dans de nombreux pays, notamment en Guinée. Elles affectent principalement les femmes et les filles, mais peuvent également toucher les hommes et les garçons.
C’est dans cette optique que l’inspection régionale de la Femme, de la Famille et des Solidarités (IRFFS) à travers a organisé ce Jeudi, 30 Avril 2026, une réunion régionale de coordination des acteurs intervenants dan les Violences Basées sur le Genre (VBG) et la promotion de la santé et des Droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR) dans la région administrative de Boké.
Responsables et représentants des structures sanitaires, des services de protection sociale, des Autorités administratives locales et judiciaires, des forces de défense et de sécurité ainsi que des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers ont pris part à l’événement.
Pour rappel, le Projet est entièrement financé par Expertise France et Groupe Agence Française de Développement (AFD).
La cérémonie s’est déroulée sous la présidence d’honneur de la directrice de Cabinet du Gouvernorat de Boké, Hadja Gnalen Condé, en présence du Coordinateur régional du Projet DSSR, Dr Jean Pé Kolié.
Dans son discours de bienvenue, l’inspectrice régionale de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Mme Fanta Kaba a indiqué en substance:
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Cette instance, selon Mme Kaba, est un cadre privilégié d’échanges et de partage d’expériences pour renforcer la synergie d’action, harmoniser nos interventions et d’identifier des solutions adaptées aux défis auxquels est confronté le système de protection.
Au nom de Expertise France, Dr Jean Pé Kolié, Coordinateur régional du Projet DSSR à Boké a souligné: << Nous devons unir nos efforts pour prévenir et répondre aux menaces des VBG qui, d’ailleurs, constituent un obstacle majeur au développement durable, affectant ainsi la santé et l’autonomisation des femmes et filles…>>
Parlant de la construction à Kakoui (Boké) d’un Centre d’accueil pour les survivantes des VBG, Dr Kolié a rassuré que cet édifice constitue un véritable dispositif pour l’ensemble des acteurs intervenants dans le Secteur.
De l’avis des organisateurs, ces réunions constituent un cadre privilégié d’échanges et de concertation permettant aux différents acteurs de partager les informations sur les activités menées, de discuter des cas et des tendances observées, d’identifier les défis rencontrés dans la prise en charge des survivantes et de proposer des solutions adaptées.
Les VBG, d’après les spécialistes, se manifestent sous plusieurs formes telles que les violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques, ainsi que les pratiques néfastes comme les mariages précoces et forcés.
Il est à préciser que dans la région de Boké, la problématique des VBG (Violences Basées sur le Genre) demeure préoccupante.
Ainsi, les normes socioculturelles, les inégalités entre les sexes, la pauvreté, l’insuffisance d’informations des populations sur les droits des femmes et des filles, ainsi que l’accès parfois limité aux services de protection et d’assistance seraient à l’origine de ce phénomène devenue monnaie courante dans la société.
Sur le plan professionnel, ces acteurs mis à contribution, offrent divers services en matière de prise en charge médicale, d’assistance psychosociale, d’accompagnement juridique, de protection surtout, dans les activités de sensibilisation communautaire.
A savoir que malgré l’engagement des acteurs de la chaîne de protection, il y a encore des défis parmi lesquels on peut citer, l’insuffisance de coordination entre les intervenants, la faible circulation des informations, l’absence ou la faiblesse des mécanismes de partage des données, les difficultés liées au référencement et au contre-référencement des survivantes entre les services, le manque d’harmonisation des approches et des outils d’intervention.
Elles permettent également de renforcer la collaboration et la synergie entre les structures impliquées, d’améliorer le fonctionnement du système de référencement des survivantes vers les services médicaux, psychosociaux, juridiques et sécuritaires appropriés, et d’harmoniser les stratégies et les approches d’intervention conformément aux normes et standards nationaux et internationaux de prise en charge des VBG.
Par ailleurs, ces réunions de coordination favorisent la planification conjointe des activités de prévention, de sensibilisation et de prise en charge, tout en contribuant au renforcement des capacités des acteurs à travers le partage d’expériences et de bonnes pratiques. Elles offrent également une opportunité de suivi des engagements pris par les différentes parties prenantes et de renforcer le plaidoyer en faveur d’une meilleure protection des survivantes.
Objectif: Renforcer la coordination et la collaboration entre les différents acteurs impliqués dans la prévention et la prise en charge des Violences Basées sur le Genre (VBG) afin d’améliorer la qualité, l’efficacité et la complémentarité des interventions en faveur des survivantes dans la région de Boké, en Guinée.
Pour la directrice de Cabinet du Gouvernorat de Boké, Hadja Gnalen Condé: << Les VBG constituent un obstacle majeur pour le développement des communautés. C’est pourquoi, nous nous réjouissons de la tenue de cette réunion qui vient à point nommé car, elle permettra aux acteurs d’harmoniser les interventions pour soutenir les victimes des VBG conformément à la vision éclairée du Président de la République, M. Mamadi Doumbouya, père de la refondation de l’Etat guinéen.>>
A noter que Expertise France qui a financé le projet, est une Agence publique française de coopération technique internationale, intervenant dans les domaines de la gouvernance, de la santé, du climat, de l’éducation et du développement économique. Elle travaille sans relâche pour renforcer les capacités des institutions publiques, des entreprises et de la société civile dans les pays en développement.

Mamadouba Camara

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