Guinée : le Président Mamadi Doumbouya fixe la nouvelle organisation du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme
Dans un décret présidentiel rendu public ce jeudi, le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a défini l’organisation et le fonctionnement des services relevant de la Primature, des ministères et des secrétariats généraux qui composent l’architecture administrative du gouvernement guinéen.
Parmi les départements concernés figure le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, une institution stratégique chargée de garantir l’application des lois, la protection des droits fondamentaux des citoyens et le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire.
Une administration structurée autour d’un secrétariat général et d’un cabinet
Selon le décret, le ministère s’organise autour d’un Secrétariat général et d’un Cabinet composé de plusieurs conseillers spécialisés. Le Cabinet comprend notamment un Chef de cabinet, un Conseiller principal, un Conseiller juridique, un Conseiller chargé des questions institutionnelles, ainsi qu’un Conseiller en charge de l’éducation surveillée et de la protection judiciaire de la jeunesse.
S’y ajoutent également un Conseiller chargé du suivi et de la capitalisation des réformes, un Conseiller chargé de mission et un Attaché de cabinet.
Des services d’appui pour renforcer la gouvernance administrative
Le texte prévoit également plusieurs services d’appui destinés à soutenir l’action du ministère et à améliorer l’efficacité administrative. Parmi ces structures figurent notamment l’Inspection générale des services judiciaires et pénitentiaires, le Bureau de stratégie et de développement et la Cellule d’exécution des projets du programme Simandou 2040 (CEPPS 2040).
Le dispositif comprend aussi la Division des ressources humaines, la Division des affaires financières, le Contrôle financier et la Personne responsable des marchés publics. À cela s’ajoutent le Service communication et relations publiques, le Centre des ressources documentaires, le Service de modernisation des systèmes d’information, le Service accueil et information ainsi que le Service hygiène, santé et sécurité au travail.
D’autres entités complètent cet ensemble, notamment le Service genre et équité et le Secrétariat central.
Huit directions nationales au cœur de l’action judiciaire
Le décret institue également plusieurs directions nationales chargées de la mise en œuvre des politiques publiques du ministère. Il s’agit notamment de la Direction nationale de la justice de proximité et de la promotion de l’accès au droit, de la Direction nationale des affaires criminelles et des grâces, de la Direction nationale des affaires civiles et du sceau et de la Direction nationale de la législation.
Le dispositif comprend aussi la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, la Direction nationale de l’éducation surveillée et de la protection judiciaire de la jeunesse, la Direction nationale des droits de l’homme ainsi que la Direction nationale de la réconciliation et de la réparation.
Des services rattachés et organismes autonomes
Le ministère compte également des services rattachés tels que le Service national des infrastructures judiciaires et pénitentiaires et la Chambre d’arbitrage de Guinée.
Plusieurs organismes publics autonomes sont également placés sous la tutelle du département, notamment le Centre de formation judiciaire, le Service du casier judiciaire central, le Fonds d’aide juridictionnelle et l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués.
Des organes consultatifs pour accompagner la gouvernance judiciaire
Enfin, le décret mentionne plusieurs organes consultatifs intervenant dans la gouvernance judiciaire, parmi lesquels le Conseil supérieur de la magistrature, la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) et le Conseil de discipline.
À travers cette réorganisation, les autorités entendent renforcer l’efficacité administrative et institutionnelle du secteur judiciaire, dans un contexte marqué par les réformes engagées pour moderniser la justice et améliorer l’accès des citoyens au droit en Guiné
