Conakry se mobilise contre les VBG : RAGVD-GUINÉE et ses partenaires renforcent la prévention communautaire
Conakry – Les violences basées sur le genre (VBG) demeurent un défi majeur en matière de droits humains et de développement, touchant particulièrement les femmes, les filles, les jeunes et les personnes en situation de handicap. À l’échelle mondiale, l’Organisation mondiale de la santé estime qu’environ 80 % des femmes ont subi au moins une forme de violence physique, sexuelle ou psychologique au cours de leur vie. En Guinée, malgré les efforts soutenus des autorités et des partenaires techniques et financiers, les pratiques discriminatoires et les stéréotypes de genre persistent, rendant indispensables des actions renforcées de prévention et de mobilisation communautaire.
C’est dans ce contexte que le Réseau des Associations Guinéennes des Volontaires pour le Développement (RAGVD-GUINÉE), en partenariat avec RGFFLC, AFBDD et AJLP, met en œuvre le projet Appui à la Participation Active des Citoyens pour la Prévention des Violences Basées sur le Genre (PACOVIGE), dans le cadre du projet SOCIDYP. Cette initiative bénéficie du financement de l’Union européenne et de l’appui technique de Catholic Relief Services (CRS), RAJGUI et EDG.
Dans le cadre de l’activité 3.1 du projet, le RAGVD-GUINÉE et ses partenaires ont organisé trois (3) tables rondes communautaires dans les communes de Ratoma et Matoto, entre le 01 janvier et le 04 décembre 2026. Ces rencontres avaient pour objectif de renforcer l’implication des jeunes, des femmes et des personnes en situation de handicap dans la prévention des violences basées sur le genre, à travers une approche participative, inclusive et ancrée dans les réalités locales.
À cette occasion, le Directeur exécutif du RAGVD-GUINÉE, garant du projet, a souligné que :
« Le projet PACOVIGE illustre notre engagement à placer les communautés au cœur de la prévention des violences basées sur le genre. En tant que garant du projet, notre responsabilité est de créer des espaces de dialogue inclusifs où chaque acteur peut s’exprimer, comprendre les enjeux et contribuer à des solutions durables. La prévention des VBG ne peut être efficace sans une mobilisation citoyenne forte et concertée. »
Au total, plus de 300 participants ont pris part à ces échanges, parmi lesquels des autorités locales, des leaders communautaires, des organisations de la société civile et des citoyens issus des communautés ciblées. La mobilisation a été assurée par les Jeunes Ambassadeurs de la Paix, avec une attention particulière portée à la représentativité des groupes cibles, à l’intégration de l’approche genre et à la prise en compte des situations de vulnérabilité.
Chaque table ronde s’est appuyée sur des outils pédagogiques adaptés, facilitant la compréhension des causes, des manifestations et des conséquences des violences basées sur le genre. Les rencontres ont été structurées autour d’une cérémonie d’ouverture, d’une présentation interactive, d’un panel réunissant des acteurs institutionnels et communautaires, puis d’échanges ouverts avec les participant·e·s. Ces discussions ont permis de partager des expériences, d’identifier des solutions locales et de formuler des recommandations concrètes pour renforcer la prévention des VBG au niveau communal.
Un participant, DMR de Matoto, a témoigné de l’impact de ces rencontres en déclarant :
« Ces tables rondes nous ont permis de mieux comprendre les violences basées sur le genre et leurs conséquences sur nos communautés. Le dialogue avec les autorités et les organisations nous a donné la confiance nécessaire pour nous engager activement dans la prévention et la protection des femmes, des enfants et des jeunes. »
À terme, les résultats attendus de ces activités contribueront à renforcer durablement la mobilisation communautaire et à promouvoir un environnement plus sûr, inclusif et respectueux des droits humains dans les communes de Conakry.