Accueil SOCIÉTÉ Témoignage choc : « Avant sa mort, Taban traînait avec une ordonnance...

Témoignage choc : « Avant sa mort, Taban traînait avec une ordonnance de 400 000 FG. Il m’a demandée de l’aider »

Témoignage choc : « Avant sa mort, Taban traînait avec une ordonnance de 400 000 FG. Il m’a demandée de l’aider »

Le journaliste Daouda Taban Sylla, évacué en Tunisie par le ministère du Plan et de la Coopération, est décédé vendredi dernier des suites de maladie. Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux. Collègues, proches et anciens confrères se souviennent d’un homme social, engagé et courageux, qui a longtemps servi au sein de la Radio Télévision Guinéenne (RTG).

Mais un témoignage récent suscite l’émotion et interroge sur les conditions réelles de sa prise en charge médicale.

Une amie de promotion du défunt a confié que Taban lui avait demandé de l’aide pour acheter des médicaments, quelques jours seulement avant son décès : « Le 1er août, Taban traînait avec une ordonnance de 400 000 francs guinéens. Il m’a demandé de l’aider. En Tunisie, il m’a dit qu’il est là, mais que rien ne va. Que si je ne lui envoyais pas de l’argent, il allait mourir. C’était le jeudi. Et le vendredi, au moment où je m’apprêtais à lui envoyer de l’argent, on m’a informée qu’il est décédé », a témoigné N’gady Keita. 

Ce témoignage relance la question de la prise en charge des journalistes du service public, en particulier ceux qui, comme Taban, ont servi pendant des années sans statut stable. En effet, malgré ses longues années à la RTG, Taban Sylla n’avait été engagé à la fonction publique que récemment.

Son décès prématuré soulève ainsi de nombreuses interrogations sur la responsabilité des institutions concernées, notamment le ministère de l’Information et de la Communication, quant au sort réservé aux hommes de médias du service public, parfois livrés à eux-mêmes en cas de maladie ou de détresse.

Le journaliste laisse derrière lui une veuve et deux enfants. Son corps sera levé à l’hôpital Sino-Guinéen, suivi d’un tour d’honneur à la RTG, avant son inhumation prévue mercredi dans son village natal de Taban, préfecture de Dubréka.

À LI

RELATED ARTICLES

Most Popular