Accueil Justice Urgent / Prétendu lynchage d’un détenu à Kouroussa : « Ces faits...

Urgent / Prétendu lynchage d’un détenu à Kouroussa : « Ces faits se sont effectivement produits, mais à une date antérieure » (Procureur)

Urgent / Prétendu lynchage d’un détenu à Kouroussa : « Ces faits se sont effectivement produits, mais à une date antérieure » (Procureur)

 

 

Depuis quelques jours, une vidéo circulant sur les réseaux sociaux prétend montrer un détenu de la maison d’arrêt de Kouroussa extrait de force avant d’être lynché. Cette séquence, largement partagée, a suscité l’émoi au sein de l’opinion publique, alimentant rumeurs et tensions dans la ville de Kouroussa.

 

Face à l’ampleur de la polémique, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Marouane Baldé, a réagi par voie de communiqué rendu public ce lundi 28 juillet 2025. Il y apporte des précisions importantes visant à rétablir la vérité sur cette affaire.

 

Selon le procureur, les faits évoqués dans cette vidéo ne sont nullement récents, comme certains le laissent croire. Ils remontent plutôt à l’année 2013.

 

« Le parquet du tribunal de première instance de Kankan a pris connaissance de la circulation, sur diverses plateformes de réseaux sociaux, de contenus audiovisuels relatant des faits d’extraction et de lynchage d’un détenu à la maison d’arrêt de Kouroussa. Il est important de préciser, au regard des investigations menées auprès des autorités judiciaires et sécuritaires compétentes, que ces faits se sont effectivement produits, mais à une date antérieure, plus précisément en novembre 2013, et non récemment comme le laissent croire les publications actuelles », a déclaré Marouane Baldé.

 

 

Il a également mis en garde contre la diffusion d’informations erronées ou sorties de leur contexte, rappelant les sanctions prévues par la loi guinéenne.

 

« La diffusion de ces images et informations anciennes, en les présentant comme récentes, constitue une opération de désinformation, susceptible de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la sécurité publique et sociale de la population. Le parquet rappelle que la propagation de fausses nouvelles ou d’informations décontextualisées est punie par les dispositions du code pénal guinéen », a-t-il averti.

 

Le parquet appelle à la responsabilité des citoyens dans l’usage des réseaux sociaux, en évitant toute publication susceptible d’alimenter les tensions sociales.

 

Par Kadija Kolou Condé – Pour lerenifleur224.com

RELATED ARTICLES

Most Popular