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Épisode 4: Makanera Kaké, une histoire ancienne, un mauvais souvenir pour tous… (Par habib Marouane)

Épisode 4: Makanera Kaké, une histoire ancienne, un mauvais souvenir pour tous… (Par Marouane)
Tout ce à quoi il touche, s’écroule, fatalement. Il fait de l’or qu’on lui donne du plomb ! Il a l’art de déplaire, le don de révolter. Partout où il passe, la fortune trépasse, l’honneur fout le camp, la vertu et la dignité s’envolent. Quiconque le rencontre s’expose au regret et se livre à la vindicte populaire. Il n’a de conviction qu’à la taille du ventre gros comme un éléphant au point d’écraser le cerveau aussi petit qu’un moineau. Peu importe, le qu’en dira-ton et les quolibets qui n’émeuvent que ceux qui ont un honneur à défendre, une réputation à sauvegarder. Lui, n’a plus rien à gagner, il a déjà tout perdu. Le déshonneur est le seul héritage qu’il pourrait léguer. Makanera, c’est de l’histoire ancienne, un mauvais souvenir que chacun s’empresse d’oublier et ignorer pour ne pas hanter ses nuits.

Le tonneau vide national peine désormais à faire du bruit qui pourrait faire écho dans l’opinion. En clair, Alhoussein Makanera qui n’attend pas d’être indexé pour se sentir concerné partout où l’on parle des tares humaines, a perdu l’estime de chacun et la considération de tous. Il mène la vie répugnante de paria et court après des ombres. Il pollue l’air devenu irrespirable et insupportable dans la cité avec ses propos futiles et son extravagance singulière qu’il distille comme un poison. Longtemps considéré comme le bouffon de la République, le fou du roi ou plutôt du village, il s’illustre aujourd’hui comme l’idiot utile du CNRD. Le mégot politique qui ne court qu’après le magot au point de se transformer en une serpillière sous les pieds de tout le monde s’en prend à toutes les personnes supérieures à lui, qui le supplantent par leur talent, leur notoriété et leur forte personnalité. Ventre vide n’a point d’oreilles, ni conscience, pourrait-on ajouter. Dès qu’il tombe dans la précarité, le prometteur auto-proclamé du bac qui semble l’obséder , se permet tout, ne s’interdit rien, n’ayant plus de limites fixées par l’éthique, la morale et la pudeur. Son cerveau devient dépendant de son ventre. L’homme s’adapte à tout et se veut apte à tout. D’aucuns n’hesiteraient pas à l’assimiler à un chargeur back nattional , prêt à tous les emplois à toutes les occasions, prompt à dépanner qui le voudrait sans sollicitation, forcément. Le genre de garçon facile et volage.
Seulement, la magie n’opère plus, car chacun a fini par se rendre compte, Dieu soit loué, que derrière ses prises de position alambiquées et ses déclarations d’amour éperdues, il n’y a rien d’autre que le souci de trouver de quoi se mettre sous la dent, surtout, par ces temps de vaches maigres. En réalité, l’homme qui n’a jamais eu une quelconque valeur marchande monte chaque fois les enchères pour être acheté à un prix qui ne soit pas trop abordable. Mais, qui debourserait une fortune pour de la camelote ?
Et comme la fripperie passe entre toutes les mains, d’une main à une autre, il ne faut pas s’étonner qu’elle se retrouve chez chacun, et soit à la portée de tous. C’est ce qui arrive à notre crieur public qui pour joindre les deux bouts, perçoit un salaire par-ci, reçoit l’aumône par-là. Et, naturellement, en retour, l’esclave qui ne veut pas s’affranchir de ses intérêts sordides, ne se pose pas de questions pour contenter tout maître, les généreux donateurs d’un moment. Il faut reconnaître à Alhoussein Makanera le mérite de ne rouler que pour lui-même, en traînant sa bosse çà et là, d’être constant certes mais dans son seul combat de tous les temps : la survie par tous les moyens qui motive ses alliances et par laquelle il faut justifier ses conflits, errements et reniements permanents. Comme on attirerait un chien en lui jetant un os, pour avoir dans son camp, Makanera, il n’y a pas à se trituer les méninges ni à discourir pour le convaincre, il suffit de lui faire miroiter un poste ou de lui accorder quelques espèces sonnantes et trebuchantes. Tout de suite, il mord à l’hameçon. Il n’a pas de fréquentations fortuites ni alliances gratuites. Le hic, ce qu’il finit toujours par mordre la main qui lui donne, par se retourner contre ses bienfaiteurs et maîtres passés avant d’aller voir ailleurs et de s’offrir à d’autres comme un ” mouton de sacrifice”. Lui-même s’est déclaré mouton et se propose toujours comme agneau de sacrifice de toute cause pourvu qu’on y mette le prix. Faut-il alors se fâcher avec une personne qui n’a aucune estime d’elle-même et se réserve toujours pour le plus offrant ?
On ne peut en vouloir à Makanera de se vendre mais on peut tout de même se demander ce qu’il y a à gagner à acheter du vent si ce n’est pas pour brasser la tempête.
C’était tout pour aujourd’hui.
A demain, Inch’Allah pour l’épisode 5.

Par Habib Marouane Camara, éditorialiste.

© Lerevelateur224.com, tous qui arrive à notre crieur public qui pour joindre les deux bouts, perçoit un salaire par-ci, reçoit l’aumône par-là. Et, naturellement, en retour, l’esclave qui ne veut pas s’affranchir de ses intérêts sordides, ne se pose pas de questions pour contenter tout maître, les généreux donateurs d’un moment. Il faut reconnaître à Alhoussein Makanera le mérite de ne rouler que pour lui-même, en traînant sa bosse çà et là, d’être constant certes mais dans son seul combat de tous les temps : la survie par tous les moyens qui motive ses alliances et par laquelle il faut justifier ses conflits, errements et reniements permanents. Comme on attirerait un chien en lui jetant un os, pour avoir dans son camp, Makanera, il n’y a pas à se trituer les méninges ni à discourir pour le convaincre, il suffit de lui faire miroiter un poste ou de lui accorder quelques espèces sonnantes et trebuchantes. Tout de suite, il mord à l’hameçon. Il n’a pas de fréquentations fortuites ni alliances gratuites. Le hic, ce qu’il finit toujours par mordre la main qui lui donne, par se retourner contre ses bienfaiteurs et maîtres passés avant d’aller voir ailleurs et de s’offrir à d’autres comme un ” mouton de sacrifice”. Lui-même s’est déclaré mouton et se propose toujours comme agneau de sacrifice de toute cause pourvu qu’on y mette le prix. Faut-il alors se fâcher avec une personne qui n’a aucune estime d’elle-même et se réserve toujours pour le plus offrant ?
On ne peut en vouloir à Makanera de se vendre mais on peut tout de même se demander ce qu’il y a à gagner à acheter du vent si ce n’est pas pour brasser la tempête.
C’était tout pour aujourd’hui.
A demain, Inch’Allah pour l’épisode 5.

Par Habib Marouane Camara, éditorialiste.

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