Législatives et communales 2026: Mamadi Doumbouya appelle les magistrats à la rigueur pour garantir la crédibilité du scrutin

À moins de sept semaines des élections législatives et communales du 24 mai 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a interpellé les magistrats guinéens sur leurs responsabilités dans la réussite du processus électoral. La déclaration a été faite ce mardi 7 avril 2026, lors d’une réunion du Conseil supérieur de la magistrature, au Palais Mohammed V.
Le message du chef de l’État était clair : pas de relâchement.
Réunis au Palais Mohammed V, les membres du Conseil supérieur de la magistrature ont reçu ce mardi un message direct de Mamadi Doumbouya. Selon un communiqué de la Direction de la communication et de l’information de la présidence de la République, le chef de l’État a abordé frontalement les échéances électorales à venir, plaçant la magistrature au cœur du dispositif de crédibilisation du scrutin.
Un satisfecit pour le passé, une exigence pour l’avenir
Le président de la République a d’abord salué le travail accompli. Il a tenu à reconnaître « l’implication des magistrats » lors des précédents scrutins, conduits selon lui « dans la transparence et l’intégrité ». Un satisfecit qui n’était pas sans condition : Mamadi Doumbouya les a aussitôt appelés à maintenir le même niveau de rigueur afin de garantir la crédibilité du processus démocratique à venir.
La tonalité du discours présidentiel mêlait ainsi la reconnaissance et l’exigence. Deux faces d’un même message adressé à une institution dont le rôle sera central dans les semaines à venir.
Des mesures concrètes annoncées
Au-delà des mots, des décisions ont été annoncées lors de cette réunion. Parmi elles, la mobilisation de magistrats expérimentés en qualité de formateurs à l’École nationale de la magistrature. Une initiative qui vise à transmettre le savoir-faire des anciens vers les nouvelles générations de juristes.
Par ailleurs, le recrutement de nouveaux profils issus de toutes les régions du pays a également été évoqué, dans le but d’assurer une relève équilibrée sur l’ensemble du territoire guinéen. Une mesure qui répond à une préoccupation de représentativité géographique au sein d’une institution dont l’autorité doit s’exercer partout, sans exception.
À l’heure où les institutions électorales multiplient les mises en garde et les textes réglementaires, l’intervention du chef de l’État auprès des magistrats confirme que la Guinée entend aborder le scrutin du 24 mai avec toutes ses garanties institutionnelles mobilisées. Reste à voir si cette dynamique tiendra jusqu’au soir du vote.
Laguinee.info