L’histoire de la Guinée depuis Samory Touré, et celle plus ou moins récente avec Sékou Touré, a été racontée de diverses manières par diverses sources. Il y a eu des vérités, il y a eu des mensonges. À tel point que l’étranger qui arrive nouvellement en Guinée ne se retrouve pas. On ne lui laisse que le choix de vivre en Guinée, côtoyer les anciens, écouter les griots, se mêler aux hommes et aux femmes, pour écrire sa propre histoire personnelle de ce pays.
Parce que l’histoire de ce pays ne se contente pas d’être écrite seulement par ceux qui, habituellement, sont habilités à le faire, les historiens, mais aussi par les politiques qui la manipulent à souhait, au gré de leurs intérêts. Ainsi, les nouveaux-nés sont-ils biberonnés soit à la vérité-amour, soit à la haine-mensonge.
On le sait, malheureusement, la politique a toujours cherché à instrumentaliser l’histoire des peuples. Paradoxalement, personne n’a cru utile de dire aux politiciens que ce genre d’alchimie, ça ne marche pas. L’histoire est ce qu’elle est. Elle n’a rien à voir avec la politique. Les populations qui ont été du bon côté, et qui en ont profité, vous applaudiront. Les suppliciés de l’histoire se tairont. Parce qu’ils ont l’habitude de se taire…
Mais, un jour, le démenti viendra de là où on ne l’attend pas, quand il y aura enfin un ministre de la Culture en Guinée, pas l’histrion politicien qui vient d’être… dissous. Un ministre qui saura rassembler les véritables acteurs du domaine et spécialistes pour écrire l’histoire, une seule, commune. Ça ne plaira pas forcément. Mais l’histoire n’a pas pour mission de faire plaisir. Je crois. Wa salam !.
PS : image d’illustration au texte, le Nimba ou D’mba…