Construit en 1943, en pleine période coloniale, ce pont métallique demeure l’un des témoins silencieux de l’histoire de Boké. Bien avant son édification, la rivière était traversée en pirogue par les populations locales, sous l’autorité de la chefferie traditionnelle dirigée par Almamy Mamadou Coumba Coumbassa, considéré comme l’un des premiers chefs de canton landouma selon des sources historiques.
À cette époque, ces communautés ignoraient encore qu’elles vivaient sur une terre regorgeant d’une richesse exceptionnelle du sol et du sous-sol. Cette ressource, la bauxite, deviendra des décennies plus tard le poumon économique de la Guinée et placera Boké au cœur de l’exploitation minière mondiale.
Érigé à l’initiative de l’administration coloniale, le pont métallique a profondément transformé la mobilité et les échanges, marquant le passage d’un mode de vie traditionnel vers une nouvelle ère d’infrastructures.
Après soixante-quatre années de service ininterrompu, il fut remplacé en 2007 par un pont en béton, conséquence directe de l’intensification des activités minières et de l’augmentation du trafic dans la région.
Cependant, malgré le passage du temps et les assauts répétés des intempéries, des vents et des marées, l’ancien pont métallique continue de se dresser, défiant l’usure des décennies. Avec quelques travaux de réhabilitation, il pourrait encore servir aux piétons de Tamarans ainsi qu’aux engins légers.
Aujourd’hui, à plus de huit décennies de son installation, ce pont reste un symbole vivant de mémoire collective, reliant non seulement deux rives, mais aussi le passé au présent.
📍BOKÉ – WAKRYA-TAMARANSI
⚪️ archive février.
©️ Ous’riam Photographie 📸✍️
Source: Aly Coumbassa ancien chauffeur du Smb
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Kharé Menguè 224
Ous’riam Touré
Ousmane Bangoura