Tribune : Jeunesse de Boké, l’heure de la responsabilité

À l’approche des élections communales et législatives prévues le 24 mai en Guinée, je ressens le devoir de m’adresser directement à mes frères et sœurs de Boké.
Je ne suis jamais surpris par le comportement de certains de nos frères, et je n’en serai jamais étonné. Depuis des années, nous assistons aux mêmes réalités : une jeunesse prompte à se déchirer, à se vendre à vil prix, à se trahir pour des intérêts mesquins et des privilèges passagers qui n’honorent ni notre dignité ni notre avenir collectif.
Pourtant, nous constituons la force vive de Boké. Nous avons l’énergie, le nombre et la capacité de transformer notre localité. Mais tant que nous resterons divisés, tant que nous accepterons d’être instrumentalisés par des calculs politiques étroits, nous ne pourrons prétendre influencer réellement le cours des décisions.
Certains souhaitent que nos aînés soient aux affaires. Je dis : oui, l’expérience mérite respect. Mais soyons lucides : vous ne pourrez jamais bloquer la candidature ni la victoire de ces aînés tant que vous resterez enfermés dans des positions obscures, guidées par des intérêts personnels plutôt que par l’intérêt supérieur de Boké.
Ces élections doivent être un moment de prise de conscience. Un moment où la jeunesse décide enfin de s’organiser, de se structurer et de porter une vision claire pour le développement de Boké : emploi des jeunes, entrepreneuriat, formation, infrastructures, gouvernance responsable.
Je lance un appel solennel : jeunesse de Boké, organisons-nous pour une solution définitive au développement de notre préfecture. Refusons la division. Refusons la manipulation. Choisissons l’unité et la responsabilité.
Boké mérite mieux.
Et c’est à nous d’en être les artisans.