Clôture de la première session criminelle de l’année 2026 au TPI de Boké.
Ouverte le 30 janvier dernier, la première session criminelle de l’année 2026 s’est officiellement achevée après plusieurs semaines d’audiences consacrées à l’examen de dossiers graves.
Au total, 15 accusés dont une femme ont comparu devant la barre pour divers chefs d’accusation, notamment : viol sur mineur, incitation de mineur à la débauche, tentative de vol à main armée, association de malfaiteurs, tentative d’assassinat, assassinat, enlèvement d’enfant, dénonciation calomnieuse, occupation illégale, abattage d’arbres et incendie volontaire.
À l’issue des délibérations, quatre prévenus ont été déclarés non coupables faute de preuves suffisantes.

Les peines prononcées contre les personnes reconnues coupables varient d’un an à trente ans de réclusion criminelle. Dans l’affaire d’assassinat, l’accusé a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 30 ans, ainsi qu’au paiement de 100 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.
À la sortie de l’audience de clôture, le procureur de la République s’est dit satisfait des décisions rendues, tant des condamnations que des acquittements. Il a également annoncé l’existence d’autres dossiers criminels actuellement en phase d’instruction préparatoire.
De son côté, Maître Keïta Abdoulaye, avocat au barreau de Guinée, s’est déclaré partiellement satisfait et a annoncé son intention d’interjeter appel afin que la Cour d’appel réexamine cette décision.
Par ailleurs, une absence notable de la partie civile a été constatée tout au long de cette première session criminelle de l’année.