
Conakry, jeudi 05 février 2026 – Le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a franchi une étape majeure dans la modernisation de l’appareil judiciaire avec la tenue de la toute première session du Conseil d’Administration (CA) du Casier Judiciaire Central (CJC). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, en présence de hautes autorités judiciaires, administratives et de partenaires institutionnels.
Un moment historique pour la gouvernance judiciaire

Dans son discours d’ouverture, le Garde des Sceaux a salué un « événement historique » marquant une avancée décisive dans le processus de structuration, de gouvernance et de modernisation du Casier Judiciaire Central. Il a transmis, à cette occasion, les salutations et les encouragements du Président de la République, soulignant l’importance accordée par les plus hautes autorités au renforcement de l’État de droit, à la crédibilité de l’institution judiciaire et à l’amélioration du service public de la justice.
Le ministre a rappelé le rôle stratégique du casier judiciaire comme outil fondamental de sécurité juridique, de transparence et de confiance entre l’État et les citoyens. Selon lui, la fiabilité, la célérité et l’intégrité de ce service conditionnent l’efficacité globale de la justice et la crédibilité de l’administration publique.
Des orientations claires pour une réforme durable
À l’endroit des membres du Conseil d’Administration et de la Direction générale, le Garde des Sceaux a formulé plusieurs directives majeures, notamment le strict respect des textes en vigueur, l’application des principes de bonne gouvernance et la gestion rigoureuse des ressources. Il a insisté sur la modernisation du Casier Judiciaire à travers la digitalisation des procédures, la sécurisation des données, la réduction des délais de délivrance des extraits et l’amélioration de l’accueil des usagers.
La confidentialité et la fiabilité des informations judiciaires ont été érigées en priorités absolues, tout comme le renforcement des capacités du personnel par la formation continue et la promotion d’une culture de performance et de responsabilité. Le ministre a également appelé à une collaboration étroite entre le Casier Judiciaire, les juridictions et les autres institutions concernées.

La digitalisation au cœur des priorités
Prenant la parole à son tour, le Directeur général du Casier Judiciaire Central, Boubacar Baldé, s’est félicité de la tenue de cette première session, qu’il a qualifiée de « nouvelle ère de gouvernance et de planification stratégique ». Il a annoncé la signature d’une convention relative à la digitalisation du processus de délivrance du casier judiciaire en République de Guinée, une avancée majeure destinée à offrir aux citoyens un service plus efficace, plus transparent et plus accessible.
Il a exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités de l’État, notamment aux ministères de la Justice et de l’Économie et des Finances, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, pour leur appui constant dans la mise en œuvre de ce projet structurant.
Le Conseil d’Administration engagé pour l’excellence

De son côté, le Président du Conseil d’Administration du CJC, Mamadou Hady Bah, a souligné l’importance institutionnelle de cette première session, symbole de la volonté des autorités de renforcer la gouvernance, la transparence et la performance du Casier Judiciaire. Il a rappelé les missions essentielles du Conseil, notamment la définition des orientations stratégiques, la supervision de la gestion administrative et financière, et l’accompagnement des réformes et de la digitalisation.
Il a assuré la Direction générale du soutien du Conseil d’Administration, tout en réaffirmant l’exigence de résultats, le respect des textes et la recherche permanente de l’excellence du service public.
Une dynamique nouvelle pour la justice guinéenne
Les travaux de cette première session du Conseil d’Administration du Casier Judiciaire Central s’ouvrent ainsi sous le signe de la réforme, de la modernisation et de la responsabilité. Ils augurent d’une dynamique nouvelle visant à hisser le Casier Judiciaire guinéen aux standards internationaux et à renforcer durablement la confiance des citoyens dans le système judiciaire national.
Ousmane Bony Sylla