Le légionnaire Mamady Doumbouya: l’espoir de la mauvaise cause, la cause du désespoir..
Quand les promesses viennent hantées la réalité. Nous sommes Mars 2025, premier trimestre de l’année: aucune pré-constitution soumise à débat public. Aucun code ni de fichier électoral. Le soi-disant récemment de la population se poursuit avec une dose de propagande politique en vue de préparer les esprits à son éventuelle candidature. Une autre prolongation en cours.
Pourtant, personne n’aura jamais tort de défendre la vérité, la justice, l’éthique, le bien commun, l’intérêt général, même si personne n’est dupe non plus qu’il y a, à la fois, la tyrannie de certaines minorités actives et la vanité d’élites faussement vertueuses qui menacent la démocratie et abusent de la vulnérabilité des peuples.
Nombreux sont ceux qui ont voulu redresser la Guinée et changer les Guinéens pour que le pays ait la place qu’il mérite, pour que les Guinéens se sentent fiers de l’être et soient bons avec les autres, et qui ont fini par renoncer. Ils ont confondu les clameurs populaires, que les démagogues et courtisans autour leur disent contraire à la réalité du terrain avec appréhension, à l’hystérie des apparatchiks, toujours prompts à donner de faux sondages, à tirer les ficelles, des fausses alertes et repousser les échéances qui leur arrangent tant qu’ils sont à la mangeoire.
Quant à Mamady Doumbouya, il peine à déceler le piège qui consisterait qu’il faudra conjuguer avec tous, surtout avec les forces représentatives de la société. À écouter les récriminations des partis politiques etc..
Souvent d’ailleurs, le bonheur au sommet explique les frustrations et la colère du peuple à cause du sentiment d’injustice, de discrimination et d’inégalités sociales. Or, un chef même junte militaire se doit d’être au service du peuple, à l’écoute des forces qui composent la société, car le bonheur du peuple ne fera le malheur de personne, mais celui isolé, égoïste et individuel auquel beaucoup ont toujours aspiré, est la tentation interdite, le fruit défendu dans la dynamique et la dynamite de la transition encore depuis le 05 septembre 2021.
Mamady Doumbouya, moins averti qu’hier, plus dépendant des pensanteurs sociales et des mouvements de soutien opportunistes il se doit de naviguer entre l’essentiel et la courtisanerie. Le manque criard d’expérience de l’exercice du pouvoir et la non maîtrise des enjeux géopolitiques occasionneront sans un autre problème à la gouvernance actuelle.
Il y’a d’alternance aux élections et il n’y a pas de choix possible en dehors de la démocratie.
Le ridicule dont la Guinée est couvert est sans égal en Afrique aujourd’hui. Seul le retour rapide à l’ordre constitutionnel peut sauver notre nation de la situation actuelle et cela passe par l’organisation d’élections libres, inclusives et transparentes. Elles marqueront la fin de l’impunité sur tous les plans(crimes, de sangs, détournements, abus de pouvoir) dans la mesure où il y’aura un vrai parlement démocratique qui veillera sur le pouvoir exécutif. Mais ce n’est possible que si les présidentielles ne précèdent pas les législatives de sorte que le nouveau chef de l’exécutif ne fasse pas comme les régimes qui se sont succédé. Inutile de s’atteler sur les maux dont souffre la Guinée, car nul ne l’ignore.
Conséquemment il faut agir, le temps du grand bavardage est révolu. Le peuple se doit de refuser d’être passif, nous sommes à l’heure des actions. La parfaite harmonie entre les promesses et les actes posés.
Bref, ça serait une nouvelle chance pour la Guinée et un motif d’espoir pour les Guinéens qui en besoin de croire en leur pays et d’avoir confiance en leurs dirigeants.
L’édito (Donkass Traoré ) !