Message dโantidote au gouvernement guinรฉen, gรฉnie du simulacre et de la vergogne (Par ๐๐๐จ๐ฎ๐๐๐ค๐ซ)
La situation dรฉsastreuse que vivent les รฉtudiants guinรฉens boursiers au Maroc et en Russie, victimes de la nรฉgligence flagrante de lโรtat guinรฉen, est une tragรฉdie humaine silencieuse. Ces jeunes, envoyรฉs ร lโรฉtranger pour acquรฉrir des compรฉtences et des savoirs indispensables au dรฉveloppement de leur pays, se retrouvent aujourdโhui abandonnรฉs ร leur sort, livrรฉs ร des conditions de vie inhumaines, loin de chez eux, sans le soutien financier indispensable pour mener ร bien leurs รฉtudes.
La bourse dโรฉtudes, censรฉe รชtre un tremplin vers un avenir meilleur, se transforme en un fardeau insupportable lorsque lโรtat guinรฉen faillit ร ses engagements. Les retards rรฉcurrents, voire lโabsence totale de versements, plongent ces รฉtudiants dans une dรฉtresse profonde. Certains vivent dans des logements insalubres, dโautres manquent de quoi se nourrir correctement, et tous sont confrontรฉs ร des angoisses quotidiennes qui minent leur santรฉ mentale et physique. Leur parcours universitaire, censรฉ รชtre un temps dโapprentissage et de dรฉveloppement personnel, devient une lutte constante pour la survie.
Cette nรฉgligence nโest pas seulement un problรจme de gestion financiรจre; elle est le reflet dโune indiffรฉrence dรฉshumanisante de la part des autoritรฉs guinรฉennes. Laisser des jeunes gens, qui ont fait le choix de servir leur pays ร travers leur formation, sombrer dans la misรจre est une forme de cruautรฉ institutionnalisรฉe. Ces รฉtudiants ne sont pas des chiffres dans un budget ou des noms sur une liste; ils sont les fils et les filles dโune nation, porteurs dโespoir pour un avenir meilleur. Leur abandon est une trahison, non seulement de leur confiance, mais aussi de la promesse dโun avenir radieux pour la Guinรฉe.
Le contraste est dโautant plus saisissant lorsque lโon considรจre les sacrifices consentis par ces รฉtudiants et leurs familles pour accรฉder ร ces opportunitรฉs dโรฉtudes ร lโรฉtranger. Nombre dโentre eux ont quittรฉ leur pays avec lโespoir de revenir armรฉs de compรฉtences qui leur permettraient de contribuer activement au dรฉveloppement de leur patrie. Mais au lieu de se concentrer sur leurs รฉtudes, ils sont contraints de chercher des emplois prรฉcaires pour subvenir ร leurs besoins de base, compromettant ainsi leur rendement acadรฉmique. Dans les cas les plus extrรชmes, certains abandonnent purement et simplement leurs รฉtudes, vaincus par une adversitรฉ quโils nโauraient jamais dรป affronter.
Le silence du gouvernement guinรฉen face ร cette situation est assourdissant. Cette indiffรฉrence nโest pas seulement une question de mauvaise gestion; cโest un dรฉni de responsabilitรฉ qui montre un manque de respect pour la dignitรฉ humaine. La souffrance de ces รฉtudiants est rรฉelle, et chaque jour qui passe sans solution est un jour de trop. Les consรฉquences de cette nรฉgligence sont lourdes : non seulement des vies sont brisรฉes, mais lโavenir mรชme de la Guinรฉe est compromis. Car en privant ces jeunes de lโรฉducation pour laquelle ils se sont battus, cโest lโensemble du pays qui est privรฉ de lโintelligence, du talent et de la crรฉativitรฉ nรฉcessaires pour sortir de la pauvretรฉ et du sous-dรฉveloppement.
Il est impรฉratif que lโรtat guinรฉen prenne immรฉdiatement des mesures pour rectifier cette situation. La rรฉgularisation des paiements de bourses ne doit pas รชtre perรงue comme un luxe, mais comme une obligation morale et juridique. Ces jeunes doivent รชtre soutenus et encouragรฉs, non pas abandonnรฉs ร leur sort. Le gouvernement doit non seulement sโassurer que les fonds sont dรฉbloquรฉs sans dรฉlai, mais aussi quโun suivi rigoureux est mis en place pour garantir que cette situation ne se reproduise jamais.
En รฉpilogue, lโabandon des boursiers guinรฉens au Maroc et en Russie est un scandale qui devrait interpeller toutes les consciences. Ce nโest pas seulement une question de finance, cโest une question de respect, de dignitรฉ et de justice. La Guinรฉe ne pourra jamais prรฉtendre au progrรจs tant quโelle continuera ร sacrifier ainsi ses enfants sur lโautel de la nรฉgligence et de lโindiffรฉrence. Il est temps que lโรtat prenne ses responsabilitรฉs, avant que le coรปt humain de cette tragรฉdie ne devienne irrรฉparable.
Et si cโรฉtait leurs propres enfants qui รฉtaient dans ces pays, pensez-vous que ces bourses dโentretien devraient mettre du temps ร tomber ? Surtout quand on sait bien, que leurs enfants sont loin de tout รงa, vivent mieux et sont dans des รฉcoles de prestige aux รtats-Unis, au Canada et en France, grรขce ร des fonds publics majoritairement dรฉrobรฉs avec la malice du gourmand.
Que le gouvernement se respecte pour une fois.
Je viens en paix.
Par ๐๐๐จ๐ฎ๐๐๐ค๐ซ.