Rescapés du holocauste médiatique, salut !
Dans quelques heures, seulement, il reprendra du service après avoir purgé la peine de 3 mois de suspension que la Haute Autorité de la Communication lui a infligée pour des ” raisons d’Etat” que l’éthique professionnelle ne gobe pas, réprouve, carrément. Dans cet intervalle de temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Il y a une situation surréaliste qui s’est créée avec le grand malheur qui frappe les médias les plus représentatifs du pays: des journalistes ont déserté leurs redactions reduites au silence, plongées dans un état végétatif, pour investir les reseaux sociaux si hospitaliers où ils essayent, tant bien que mal, de survivre en se faisant entendre, de temps à autre. Ils font tout pour ne pas etre oubliés et enterrés vivants. Ils entrent ainsi dans une forme de clandestinité indispensable dans les guerres de tranchée.
Habib Marouane Kamara, lui, a été puni à cause d’une plainte de ousmane Gaoual Diallo qui après avoir usé et abusé de la liberté d’expression ne veut souffrir d’aucune contradiction, encore moins subir le feu roulant des critiques. Ça fait donc si mal que ça? Personne ne doit passer par le même chemin que lui, jouir comme lui des pivilèges de la liberté de parole et d’opinion. Tout doit commencer et finir par lui, dans un monde qu’il croit avoir conquis et pouvoir soumettre à ses quatre volontés. Il n’a été dans l’affaire qui l’oppose à un homme jaloux de son indépendance qu’un bâton utilisé pour sévir contre un chroniqueur de grande audience qui a décidé d’être la voix de la majorité silencieuse brimée.
Marouane Kamara a tenu bon, sans jamais se lamenter sur son sort encore moins se soumettre à un quelconque diktat. Il est du bon côté de l’histoire. On ne peut pas en dire autant d’autres qui seront forcés bientôt de s’excuser auprès de leurs victimes et d’implorer leur pardon quand le moment de solitude et d’épreuves de l’après-pouvoir viendra.
Le courage sauve de toutes les situations, la liberté est un chemin parsemé d’embûches qui libére de toutes les chaînes.
Bon retour Marouane dans l’espace médiatique qui est devenu un champ de mines où il faut savoir poser le pied avec prudence, sans céder à la peur qui est l’immunité des âmes faibles et resignées, le purgatoire d’élites qui baignent dans la compromission.
Thierno Hassan Sakho