Accueil Non classé Morissanda, rattrapé par ses nominations à la pelle? (L’édito)

Morissanda, rattrapé par ses nominations à la pelle? (L’édito)

Morissanda, rattrapé par ses nominations à la pelle? (L’édito)
Repêché, à la dernière minute, contre toute attente et logique dans le dernier gouvernement, Dr Morissanda se retrouve pris au piège de la longue série de ses nominations clientélistes qui ne passent pas chez le Général Mamadi Doumbouya , à cause du préjudice énorme porté à la diplomatie guinéenne sur tous les plans.
A vouloir faire plaisir à tout le monde dans toutes sortes d’alliances et de collusion d’intérêts pour conserver son précieux maroquin qui lui est aussi cher que la prunelle de ses yeux, le ministre des affaires étrangères se retrouve aujourd’hui dans une situation inconfortable. Il a nommé dans les différentes ambassades plus de monde que tous ses prédécesseurs ces dernières années. Le plus grave, c’est que la cohorte de diplomates de fabrication expresse de Morissanda a gonflé les effectifs des missions diplomatiques avec un pic record dans les annales des affaires étrangères. La saignée financière qui s’ensuit pour l’Etat est sans commune mesure à un moment où les difficultés de trésorerie sont de notoriété publique. Alors, il faut dégonfler le mammouth. D’où l’interpellation sans appel du Général Mamadi Doumbouya de son ministre des affaires étrangères sommé de réduire son personnel pléthorique de mauvais aloi. Paniqué, Morissanda kouyaté pour sauver les meubles se prépare à un rappel massif des cadres et personnels des ambassades pour équilibrer ses comptes. Ne voulant pas se déjuger, il se défausse sur les anciens, restés longtemps en poste ou admis à faire valoir leurs droits à la retraite comme si c’étaient eux les fautifs. Alors que le problème ce sont ses protégés de contractuels qu’il a cœur de privilégier quitte à sacrificer l’expérience acquise par les uns et l’expertise avérée des autres. Dans la tête des “refondateurs”, le ministre des affaires étrangères, en premier, il faut jeter le bébé avec l’eau du bain. Morissanda, très ancien, premier des retraités du ministère qu’il dirige donc un vieux avec lequel on veut faire du neuf, ne veut pas toucher à ses “nouveaux” et novices promus car il y a bien des anciens choisis par lui parmi ses recrues surtout que l’on murmure dans les couloirs que les places sont chères payées au propre comme au figuré. Bientôt, les ambassades vont ressembler à l’actuelle administration : un désert intellectuel, la cour du roi Péteau, une espèce d’armée mexicaine.
L’illusion d’une embellie diplomatique et d’une Guinée qui jouerait dans la cour des grands désormais n’est qu’une manœuvre de diversion pour qu’on ne s’aperçoive pas que les affaires étrangères coulent comme le titanic. Lorsqu’on nomme l’homme qu’il ne faut pas à la place qu’il ne faut pas, au mieux, on fait du surplace, au pire, c’est un naufrage. Le ministre se sait tellement en sursis qu’il soupçonne tout le monde autour de lui de chercher à lui ravir son fauteuil, dans une montée de paranoïa qui fait autant peur que les différentes frasques qui compliquent la relève et plombent l’avenir.
N’est pas diplomatique qui veut, n’est pas ministre des affaires étrangères le premier venu. On l’apprend aux depends du pays.

L’édito.du révélateur..

RELATED ARTICLES

Most Popular